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C6On vient d’apprendre que le secrétaire général de la CGT avait une voiture de fonction, et par n’importe quoi, un Citroën C6 ! Pas mal NON ? Une voiture à au moins 50000€, on ne se prive pas hein Bernard ! Une voiture de fonction pourquoi pas mais une C6, c’est du foutage de gueule. Ils en disent quoi les ouvriers ?

On ne se la joue pas prolétaire sur ce coup, on a même des aspirations grand bourgeois ou grand patron. Et après M. Thibault l’ouvrira bien grande pour se plaindre que le gouvernement ne donne pas assez d’argent aux syndicats. Il a peut être pas pu avoir toute les options sur sa C6 🙂

C’est vraiment lamentable. Et après on se plaint que les français ne soit pas syndiqués. Si c’est pour acheter des C6 avec mes cotisations vous pouvez allez vous faire voir. Surtout que si le chef est en C6, cela veut dire que les sous-chefs sont juste la gamme en dessous ;  les sous-sous chefs en moyenne berline ; etc !

Rebelote, la gauche toujours en mal d’idée combat cette proposition du gouvernement. Pour quel motif ? Pour protéger le droit de grève !!

J’en ai déjà parlé il y a quelque mois ( içi ) et confirme mon avis : la grève c’est le droit de ne pas travailler. Ce n’est pas le droit d’emmerder les autres, de bloquer ceux qui veulent travailler, de casser, …

Bien sur la grève qui gène personne est une grève dont personne ne parle. La SNCF et la RATP sont les champions des grèves qui bloquent tout le monde. Pour en revenir aux enseignants, je ne vois pas en quoi le fait d’offrir une solution pour ne pas obliger les parents à poser un jour de congé afin de  garder leurs enfants (ce qu’il ma fallu faire en avril par exemple) est choquant ? Sauf, bien sur, à reconnaître que la grève ne se légitimise que par son pouvoir de nuisance sur les usagers pour faire pression sur le chef d’entreprise ou le politique. Pourtant, il y a sans doute des moyens plus intelligents d’action. Les employés d’autoroute qui ne font pas payer les usagers au péage en est un excellent exemple. Mais il faudrait que la gauche et les syndicats réfléchissent. Pour les syndicats, c’est pas possible, ils n’y sont jamais arrivé (à réfléchir). Pour la gauche, toutes les forces sont concentrées sur le futur présidentiable et rien d’autre n’existe. Si c’est pour se prendre une 4ème patée aux prochaines élections, faute de programme, c’est vraiment du temps et de l’énergie gaspillés !

Droit de grève

Je reviens sur la grève des enseignants de cette semaine (24 janv 2008) et sur les réactions suscitées par le processus de garde des élèves mis en place par des mairies.

Des enseignants et des syndicalistes crient au scandale et à l’atteinte au droit de grève. Mais c’est quoi le droit de grève ? En gros, c’est la possibilité de ne pas travailler dans des cas bien précis (préavis déposé par une organisation syndicale essentiellement) sans risque disciplinaire de la part de l’employeur.

Ce n’est pas :

  • le droit d’empêcher ses collègues de travailler
  • le droit de bloquer les locaux pour stopper l’activité
  • le droit de casser

La garde des élèves les jours de grève n’empêche nullement les enseignants d’exercer leurs droits de grève. Effectivement, cela limite leurs moyens de pression car ils ne font plus ch…. les parents ! Mais il faut peut être que les organisations syndicales réfléchissent un peu (je ne suis pas sur que cela soit possible) et trouve des moyens d’actions qui sortent un peu du cadre « j’emmerde tout le monde pour une revendication catégorielle ». Je pense bien sur en premier lieu aux pauvres travailleurs de la SNCF et de la RATP qui sont tellement à plaindre que j’en verse une petite larme tout les matins en mettant mes chaussettes 😉

airfrance.gif Bien sur le droit de grève n’a pas à être discuté. C’est un droit inaliénable du salarié. Par contre, le droit de grève ne doit pas dégénérer en un foutage de gueule des clients.

Dans le cas d’Air France, les comportements plus que limites des grévistes, (hotesses qui arrivent à l’avion comme si elles prennaient leur service puis repartent en disant ‘Et ben non, on est en grève’) font que le direction est incapable de savoir avec un minimum de préavis quel avion pourra décoler et quel avion devra être annulé. Cette manière de faire de la part des grévistes est insultante vis à vis des clients qui sont quand même ce qui fait vivre leur compagnie.

Les grévistes ont des droits mais les clients aussi.

Je sais que pour ma part cela fait de nombreuses années que je ne prends Air France que quand il n’y a pas moyen de faire autrement. Je préfère aller à Roissy (loin de chez moi) pour prendre une autre compagnie plutôt qu’Orly avec Air France.

Retraites : NON au chantage syndical

Tout est en place, le bras de fer peut commencer ! Il n’y a pas de raisons que le gouvernement recule sur une mesure qui est logique, équitable et incontournable. Il n’y a pas de raison que les syndicats, obtus comme d’habitude, modifie d’un iota leur position de principe.

Même si cela va être la galère, je n’ai rien contre la grève car c’est un droit fondamental pour les travailleurs. Par contre, cette grève doit respecter les règles : Laisser travailler ceux qui le souhaite et ne rien dégrader.

Il faut aussi que les grévistes en subissent les contreparties : déduction du salaire des jours non travaillés et calcul des primes au prorata des jours effectivement travaillés. Ce que j’ai toujours trouvé le plus choquant dans les fins de grève c’est de continuer le mouvement pour réclamer le paiement des jours de grève.

Putains de syndicats !

 

Excusez-moi pour le ton de ce message mais parfois un vocabulaire imagé permet de mieux faire passer ce que l’on ressent.

 C’est reparti. Quelques dizaines de milliers de branleurs de la SNCF perturbent fortement quelques dizaines de millions de salariés. Pour quoi ? Pour en faire toujours moins en gagnant toujours plus, pour conserver des droits acquis en une autre époque.

Du point de vue de l’individu, je comprends parfaitement que l’on cherche à avoir mieux. C’est humain et je réagirais sans doute de la même manière.

D’un point de vue plus général, c’est inadmissible. Encore une fois les syndicats cherchent à se concilier les rares individus qui votent encore pour eux. Pourquoi ? Pour essayer de conserver une once du pouvoir qu’ils ont dilapidé ces dernières décennies en s’arcboutant sur des principes surrannés. Les syndicats se foutent pas mal des cheminots et de leur retraite (excepté les nombreux syndicalistes qui travaillent à la SNCF et sont enchantés de passer leur temps en représentation au lieu de travailler tout en s’assurant une retraite tranquille). Ils veulent continuer à se donner l’illusion d’exister et pour cela ils ont besoin de syndiqués. Et ils savent très bien que s’ils les défendent mal, ces syndiqués iront voir ailleurs (cf. l’émergence de SUD ces dernières années). C’est d’ailleurs pour la même raison que ces syndicats se battent contre la représentativité d’autres organisations. Comme si une CGT par exemple était encore aujourd’hui représentative de quelque chose.

Espérons que l’affaire DGS remettra au propre tout le monde syndical (patronal et ouvrier) en instituant une réelle transparence sur les fonds gérés et utilisés par ces différentes organisations. Cela risque de faire mal pour certains qui profitent du système pour vivre aux dépends de la société. On ne parle d’ailleurs plus beaucoup du CE d’EDF qui employait des centaines de syndicalistes (CGT essentiellement) à faire on ne sait pas trop quoi ! Où en est ce dossier ?

C’est la grève !

Sans surprise, les syndicats français déposent un préavis de grève pour défendre les avantages acquis obsolètes d’une minorité de la population et ce en dépit de l’avis de près de trois quarts des français.

Que veulent ces syndicats ? Prouver qu’ils existent encore malgré un taux de syndicalisation inférieur à 10% et une tendance négative. Alors on chouchoute les quelques irréductibles qui continuent à vous faire croire que vous servez à quelque chose.

Quels sont leurs arguments ?

  • La pénibilité du travail
    • C’est bien connu qu’à la SNCF ou à la RATP le travail assis sur un siège de conducteur est super fatiguant ! Tous les autres métiers c’est de la gnognotte à coté.
  • Le stress
    • Oui peut être mais pas plus que beaucoup d’autres.
  • Et puis globalement, c’est tout. C’est quand même limité. Mais quand on aime, on ne compte pas.

Alors on fait la grève. Et puis quand la CGT ou SUD décident de faire la grève, tout le monde doit la faire et tous les moyens sont bons : piquets de grève, blocage, …  Chacun sa notion de la démocratie !

J’espère que cette fois le gouvernement ne cédera pas, que les grévistes (qui sont tout à fait légitimes) pourront faire la grève CHEZ EUX et que l’on laissera travailler ceux qui le veulent. La grève est un droit inaliénable, le travail en est un autre.

Comme je le dis souvent, les syndicats français (pas tous mais presque) en sont encore à l’époque de Germinal quand le reste du monde évolue. Et c’est la France qui trinque !

De l’autre coté du Rhin.

Lu sur Boursorama ce jour :

La justice allemande a mis un frein mercredi au projet des conducteurs de trains d’entamer une grève nationale pour de meilleurs salaires, en l’interdisant jusqu’au 30 septembre au nom du préjudice économique qu’engendrerait une paralysie du rail au coeur des vacances d’été.

Que se passerait-il en France dans un cas similaire ? Les syndicats et l’opposition crieraient à l’atteinte au droit de grève, à l’intervention du pouvoir politique contre l’indépendance de la justice, que sais-je encore ?

Pourquoi ce que tous les allemands (syndicats y compris) acceptent est-il impossible en France ?

J’ai bien une idée là-dessus, elle tient au manque de maturité des responsables syndicaux francais qui ne pensent qu’à leur pré carré, à la possibibilité de devenir délégué syndical pour ensuite pouvoir glander (ne hurlez pas j’en connais) et en tirer tous les avantages possibles.

Messieurs les syndicats, quand comprendrez-vous que le XIXème siècle de Germinal est mort depuis longtemps et qu’il est maintenant temps d’évoluer ??

Syndicats d’enseignants

Au lieu de commencer à se mobiliser contre quelque chose qui n’est quand même pas si idiot que ça, le service minimum, les syndicats d’enseignants français devraient peut être se demander à quoi ils servent depuis une vingtaine d’années ?

Malgré une agitation quasi permanente de leur part, quels résultats peuvent-ils mettre sur la table ? Malgré une surenchère de moyens, l’éducation nationale française reste à la traîne des pays occidentaux. L’intèrêt de l’élève est une notion que l’ensemble des syndicats a perdu de vue depuis de nombreuses années. Ils ne pensent qu’à faire de la surenchère pour essayer de garder des syndiqués qui leur permettront de recevoir des subsides pour continuer à s’autoalimenter dans un cercle à la fois vicieux et stupide.

Les syndicats enseignants, comme l’ensemble des syndicats français sont encore sur un modèle de pensée hérité du XIXème siècle et sont incapables d’en changer. Ils ne pensent qu’à eux, à leur représentativité (qui ne dépasse pas 10% de l’ensemble des salariés il ne faut pas l’oublier), à leur clientélisme (qui leur permet d’avoir des adhérents en échange de service du type aide aux mutations/notations très éloigné de leur coeur théorique de métier).

Les syndicats pourraient être une force de progrès social, en France ils ne sont que des boulets n’aspirant qu’à pomper aux maximum les deniers publics.

 Vivement que l’on parle réellement de représentativité et que l’on remette tous les syndicats à leur place.