En dépit de son titre trompeur, ce roman est un thriller qui m’a fait penser par moment aux meilleurs Stephen King. L’intrigue tourne autour d’une possibilité de récupérer les photons, donc les images, émis n’importe quand et n’importe où dans le passé. Bien sur les apprentis sorciers en seront pour leurs frais en ouvrant une boite de Pandore qu’ils seront ensuite incapables de maîtriser. Si l’histoire commence presque comme un compte de fée pour physicien, les grains de sable arrivent les uns après les autres pour dérégler l’expérience.

 Il n’est pas nécessaire d’avoir des notions de physique théorique pour apprécier ce roman même si cela doit parfois aider à mieux suivre le déroulement de l’intrigue en particulier vers la fin mais rien de rédhibitoire, on n’est jamais bloqué lors de l’avancement de l’histoire.

Le style est vif et plaisant, les personnages sont superbement développés, très attachants pour certains, un peu trouble pour d’autres. L’histoire est habilement construite avec un long flash back qui nous replonge ensuite dans le présent en nous permettant de commencer à appréhender le problème.

La chute est assez inattendue, l’histoire est pleine d’invention qui donne du corps au récit. La capacité de Somoza à s’approprier un univers (ici celui de la physique, celui de l’art dans Clara et la pénombre un autre livre magistral) est époustouflante. On a l’impression que tout coule de source et que l’histoire ne pouvait pas avoir lieu ailleurs.

Je ne connaissais pas Somoza avant et je suis enchanté de ce roman. Un bon livre à lire sans retenue.

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