Quelles que soient les circonstances précises du vote, la loi HADOPI a été rejetée par une majorité de députés (21 contre et 15 pour sur un total de 577 rappellons le) et se doit, comme dans toute démocratie qui se respecte, d’être enterrée et oubliée.

Mais dans une république bananière, cela ne se passe pas comme cela. Ce que veut le président doit à tout prix arriver. On va donc reprendre la loi  avec des modifications mineures pour respecter les formes mais c’est quand même un manque de respect flagrant vis à vis de l’Assemblée et de ses décisions.

Sarkozy nous a déjà fait le coup avec la constitution européenne malgré le 1er refus français et le refus des irlandais qui vont aller et aller et aller voter jusqu’à ce que le résultat convienne à M. Sarkozy et à ses pairs !

Dans un tel contexte, pourquoi ne pas supprimer l’Assemblée (et le Sénat qui ne sert déjà pas à grand chose à part son positionnement plutôt maison de retraite) ? Le président décidera et les lois seront adoptées. On gagnera du temps et de l’argent. Bon d’accord, il va falloir recycler un paquet de monde (600 députés pour beaucoup  incapables de faire autre chose et les milliers de personnes qui gravitent autour) mais dans ces temps de plans sociaux, au moins celui là ne fera pas hurler le français moyen. On pourra objecter qu’il faut une opposition à tout gouvernement. C’est certain mais y en a t’il une aujourd’hui ? Le souci quand on institutionalise une opposition comme le fait le 5ème République c’est qu’elle peut être inexistante.

50 ans après 1958,il existe peut être des manières de procéder qu’il était impossible d’imaginer alors. Un dialogue populaire via Internet est-il impossible ? Un scrutin populaire de type référendum pour systématiquement approuver les lois est-il aberrant ? Sans doute pas même si la marche à monter reste haute.

Bien sur, cela reste une utopie car l’intelligentsia (de droite ou de gauche) ne pourra être qu’opposée à cette agression contre leur pouvoir d’achat.

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