Je reviens à froid sur la fermeture de la gare Saint Lazare la semaine dernière. Les syndicats et les cheminots, toujours prêt à arrêter de travailler, ont fait état de leur droit de retrait. Peut être oublient-ils que le droit de retrait est censé s’appliquer quand il existe un danger réel. Je le déplore totalement mais il faut avouer que le métier de conducteur de train ou de chauffeur de bus est un métier à risque et que ce genre d’agressions, même si elles rares, peuvent toujours potentiellement arriver. C’est comme ca alors pourquoi le droit de retrait n’est-il pas utilisé tous les jours si les cheminots pensent que la menace est réelle ? Objectivement, le lendemain de l’agression y avait-il plus de risque que le surlendemain ou hier ou dans 3 jours ?
Non bien sur, mais les cheminots et SUD en tête jouent la surenchère pour continuer à protéger leurs droits acquis, le droit de ne pas en faire beaucoup par exemple. Et SUD prépare les élections professionnelles. Vu le faible nombre de syndiqués, on comprend que ce syndicat souhaite tenir au chaud les quelques qui restent. Le service public, il y a bien longtemps que ces gens ne s’en préoccupent plus !
Aujourd’hui autre fait divers beacoup plus dramatique. En fin de journée, une employée de la Bred a été mortellement frappé par un client. Ce serait à la SNCF, on partirait pour une bonne semaine d’exercice du droit de retrait. On verra demain ce que font les employés de la Bred. Je pense qu’ils en ont nettement plus dans la cervelle que les cheminots et qu’ils agiront avec intelligence et responsabilité. Tout ce qui manque à SUD et à ses syndiqués en fait. Demain dira si j’ai eu raison ou tort.
Edit du 23 janv. : Comme espéré et malgré l’extrème gravité de ce qui s’est passé, l’intelligence, la dignité et la responsabilité ont prévalu. Tout ce qui manque à SUD et aux cheminots en fait.